Trail du Sancy ⛰

60 km et 3500 D+

« S’entraîner sans dossard »

Après avoir fini mon premier ultra trail (Hérault trail 76 km) en mai dernier, j’ai eu envie de renouveler l’expérience. J’avais vraiment adoré cette course. C’est une de mes préparations préférées. Mais faire un trail de cette distance de n’est pas anodin, si certaines personnes enchaînent ce type d’épreuve, pour moi, il me parait nécessaire et important de ne pas griller les étapes. Je pratique le trail depuis 2015, et j’ai augmenté les distances au fil des années.

Alors, j’ai effectué une coupure sportive (en juin) avant de reprendre l’entraînement. J’avais dans le viseur le fameux : TRAIL DU SANCY qui a lieu le 23 septembre 2018. Mais…une semaine de réflexion en trop, et j’ai vu les inscriptions me passer sous le nez, plus de dossard…

A tout hasard, je contacte Romain, qui connaît certains organisateurs de l’épreuve. Puis aussi, le magasin endurance shop avec la marque Oxsitis (partenaire de la course).

Les entraînements reprennent : séance de cotes, allures, sorties longues, vélo (route et VTT), natation… Il fait chaud, c’est l’été, les entraînements sont plus compliqués que prévus pour de nombreuses raisons… et psychologiquement ce n’est pas pareil. J’aurai la confirmation de ma participation à ce trail deux semaines avant le départ. Grace à Oxsitis. Mais pendant ces deux mois de préparation, toujours pas de réponse positive pour mon dossard, alors comment se rentrer dans le lard quand on n’est pas sur d’être sur la ligne de départ ? 🤔 Je respecte le plan, je m’efforce à croire en ce trail, je rêve de ce dossard, je ne laisse rien transparaître même sur les réseaux sociaux, autant mettre toute les chances de mon coté.

Je participe à l’Ubbaye trail Salomon 22 km – 1000 D+ le 05/08/18, paysages magnifiques, une météo parfaite.. et un D+ qui casse bien les jambes 😉. Je vous laisse découvrir les photos dans l’article, je parle aussi de la randonnée dans la vallée d’Orlu. C’était splendide.

Quelques semaines avant le trail (il me reste un bloc d’entraînements de 10 jours). Je ressens une gêne, puis une douleur au niveau du pied gauche, à l’avant du pied, sous les orteils… je pense avoir besoin de repos. J’en parle avec Florence, qui me dit de ne pas forcer plus. Je fais ce que je peux : pas de vélo, un peu de natation. Je fais les entrainements course à pied sur un terrain mou, sans allure, pas de bitume, une seule séance de cotes légère. Je me rends chez l’ostéopathe le lundi avant la course (je suis en période de repos avant course). Il m’annonce que c’est le syndrome de morton : un nerf comprimé entre deux métatarses. Je ressors après une heure de soin, les jours suivants, je ne ressens aucune douleur, je porte des baskets adaptées au travail. Mais, la veille de course, le footing de 30 minutes suffira pour me remettre les idées en place : j’ai vraiment mal à l’appui .. 😰 Je doute de mon état, mais je prendrais le départ et j’irais le plus loin possible sans pour autant me blesser plus que ça.

Une semaine auparavant, j’avais fait l’acquisition de petits coussins en silicone à placer dans la chaussure, au contact du pied directement.

Voici le lien d’achat, vous trouverez le produit en pharmacie ou parapharmacie… Certaines femmes les portent dans leurs escarpins pour un meilleur confort. J’ai couru plusieurs fois avec ce coussinet métatarsien, mais l’ostéopathe à raison, cela modifie le DROP de la chaussure. La foulée et la différence de hauteur entre les deux pieds induisant une modification des chevilles, genoux puis du bassin. Très néfaste pour le corps. Le DROP, c’est la différence de hauteur entre l’arrière (talon) et l’avant (avant-pied) de la chaussure

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Je réfléchis trop, je ne dors pas la nuit, la veille. J’ai quoi à perdre ? J’ai quoi à gagner ? 

Le jour de la course à sonné 

Dring 📣 4 h 30 le réveil sonne, je ne réfléchis plus, pas le temps, j’englouti un petit déjeuner à base de Sportdej. Trente minutes plus tard nous sommes dans la voiture direction le départ. 5 heures 30 le départ est donné, je pars en short/ T-shirt, avec mes Hoka One One Speedgoat 2 et le fameux coussinet métatarsien. Le début est plutôt « cool », c’est à partir du 20e kilométre que les choses compliquées arrivent.

60_km

Dans la montée du Puy Gros, je perds deux places, beaucoup de participant(e)s sont équipé(e)s des bâtons. Moi, ils sont au ravitaillement, car je ne suis pas habituée à courir avec, c’était un choix difficile. Je ne les ai pas utilisés pour le premier Trail long. Mais 3500 D+ pour 60 km, c’est différent de 76 km  pour  3500 d+ ? Puis, la météo n’arrange rien. C’est la tempête à chaque fois que nous dépassons 1300 m d’altitude : un vent épouvantable avec des rafales à 80 km/h, c’était prévu me diriez-vous..

Arrivée au ravitaillement de « Prends-toi-Garde » (il porte bien son nom), je fais attention pour la suite du parcours : je prends les bâtons. Ils deviennent essentiels.. à défaut d’avoir des cuisses assez solides.. Je ne me plaindrais pas plus, comme certain(e)s peuvent faire : Mr/Mme JEMETROUVEDESEXCUSES .. « J’e n’étais pas prête, j’étais malade, mes lunettes de natation étaient cassées, j’ai déraillé à vélo alors j’ai abandonné, je n’ai pas digéré le cassoulet de mamie » ». Bref… on récolte se que l’on sème, .

J’apprécie énormément la descente vers la vallée de Chaudefour, car il y a du soleil, c’est un vrai bonheur, je suis trés contente, car depuis ce matin nous avançons dans le brouillard. Il est impossible de voir le Sancy, c’est dommage car j’aurais voulu me repérer, c’est toujours plus motivant.

Le plus dur sera la dernière montée, celle du Sancy, j’ai l’impression de me rapprocher de la fin, car ma montre affiche 50 km, avant de sombrer en mode « PLUS DE BATTERIE ». Mais je ne vois rien, on m’annonce 4.5 km avant le sommet, puis 2 km, puis 500 mètres. Le brouillard nous empêche de profiter.

Arrivée en haut du Sancy j’aperçois Romain, je suis super contente, je lui donne mes bâtons en lui criant un « j’en ai ras le cul » 😤 . Puis, à seulement 3 km de l’arrivée, je me fais doubler par une fille 😱, j’arrive à tenir et reprendre ma place quelques minutes après. Bref, ce trail n’aura pas été une mince affaire.

Je finis ce Trail en 8h44 , 5e femme et 1e senior

Conclusion du Week-end et nuit en refuge 

C’est grâce au magasin Endurance shop et à la marque Oxsitis que j’ai pu prendre le départ. Mais c’est aussi grâce à Florence, qui m’entraine depuis le début de l’année et que je remercie énormément. Tout comme ma famille, mes ami(e)s et Simon.. 🙌🏻 Je suis reconnaissante.

Ce fut un séjour magnifique, avec ma famille et mes ami(e)s, nous avons passé un bon moment tous ensemble. Je ne vous raconte pas tout, mais, le soir nous avons mangé et dormi dans un refuge tous ensemble : Le buron du ColC’est une super adresse à 10 minutes en voiture du Mont dore, vous pouvez également faire une pause vélo dans ce refuge (boissons, repas), tout est fait maison et les tarifs sont plus qu’abordable, (11 euros l’assiette Omelette, cf la photo dessous).

Je suis heureuse d’avoir participé à ce trail, en Auvergne, ma région natale. Le Sancy, le Mont Dore, la Bourboule, le Puy Gros et les autres… Cette région de l’Auvergne est vraiment magnifique, c’est la campagne, un havre de paix.

Alimentation et Hydratation 

Concernant l’alimentation, les ravitaillements, je suis ouverte à toutes vos questions. J’ai reproduit le même schéma que pour mon premier trail long. J’ai alterné le sucré/salé en hydratation et alimentation. J’avais prévu également de la St Yorre sur les ravitaillements, ainsi qu’une boisson de récupération Oxsitis pour l’avant course, la fin de course (au bout de 6 heures d’effort) , puis l’après-course (2 heures après). J’avais prévu un sandwich pain sans gluten/fromage que je n’ai pas eu le temps de manger.