Marathon de l’hortus

Le Festatrail, c’est un peu le rendez-vous incontournable dans l’Hérault.. il faut avouer que le Pic Saint Loup est une vedette ici, il ne culmine pas à 1500 mètres mais il est exigeant et technique. Nombreux sont ceux qui ont laissé une cheville ou une rotule, comme moi l’an dernier 🤪. En fait, le Festatrail, c’est notre rendez-vous, c’est les retrouvailles, une organisation hyper conviviale qui dure depuis bientôt 10 ans, un long week-end festif avec aux programmes pleins de courses types trail. En 2016, je participe au Tour du Pic 18 km – 750 d+ , en 2018 je finis première féminine sur l’Hérault Trail -76 km (mon plus beau trophée 🤩). Cette année, je découvre le marathon de l’Hortus : 44 km & 1800 de D+.

L’histoire de cette inscription ? Vous voulez savoir ? C’est à la suite de la course qui devait être une sorte de retour « post-blessure » : Le Run To Camp. Tout bascule ce week-end-là. Rien ne se passe comme prévu, nous abandonnons ce trail en duo, 20 km après le départ. J’ai un gout amer et une revanche à prendre, mais malgré tout je suis fatiguée et pas en forme psychologiquement… Alors je retrouve un objectif, réalisable, proche dans le temps. J’avais cette idée en tête, alors je fonce.


Je demande à Simon de m’entrainer, car je suis incapable de m’infliger des séances, j’ai envie de faire des entrainements différents avec des enchainements vélo-CAP et pourquoi pas quelques séances de piste, après tout il n’y a pas d’âge pour démarrer. Avoir envie, c’est l’essentiel non ?? Alors, il réalise un plan d’entrainements croisés sur 3 semaines. Je ne sais pas si cela vous intéresse mais je vous en touche quelques mots tout de même. J’ai fait du triathlon il y a deux ans et l’an dernier juste une manche de D3 mais je me suis vite réorienté vers ma première passion : le Trail. Cependant, j’adore le vélo de route, la natation (à toute petite dose). Le vélo permet de faire du volume d’entrainement tout en développant la force musculaire d’une façon différente et moins traumatisante que la course à pied. On va plus vite, on voit plus de paysages. Vous pratiquez le vélo ???

Voici une semaine type:

  • Une séance cote : échauffement 20′ et des séries en cotes ;
  • Une séance piste allure : avec des 300, 400 et des 500 ; par exemple : 10 X 500 avec 1 min 30 de récupération ou 2 x (6 x 300) ;
  • Une sortie vélo 2 h avec relance en cotes ;
  • Une sortie vélo de 2 h enchainé avec 30 minutes a pied (parfois avec des accélérations) ;
  • Une séance natation (même 500 mètres 🤭) ;
  • Deux séances de Yoga (une en classe et une à la maison quand je ne peux pas aller à Yogivibe) ;
  • Une séance de PPG : avec des squats, fentes, accélérations, pas chassés, sauts etc;
  • Une sortie longue Trail de 2 h.

La semaine avant la course est consacré au repos et la veille de course à la préparation du matériel et au retrait du dossard. Je trouve que 44 km c’est une distance entre deux, pas assez longue pour se mettre en mode « diesel », pas assez courte pour envoyer les gaz comme sur un trail de 20 km. Néanmoins, je sais que le rythme sera soutenu et qu’il ne va pas falloir s’endormir !! Lol. Alors, j’ai vu avec Simon afin qu’il vienne me voir et qu’il s’occupe des ravitaillements. Pour l’alimentation je prends deux barres mulebar, une pulpe de fruit à la patate douce et deux gels énergétiques caramel beurre salé. J’utilise cette marque depuis deux ans, naturelle et digeste. Les gels redonnent un coup de fouet, par contre les barres énergétiques ont été plus compliqué à manger.

Pour l’avant/après : la veille de course et une fois celle-ci terminée je bois une boisson protéinée de chez Oxsitis qui permet de régénérer les muscles. Elle se dilue dans 500 ml d’eau. Je vous en ai parlé l’an dernier, dans le compte rendu du Festatrail 2018. Concernant l’hydratation, c’est St Yorre – Sirop orgeat. L’alimentation est un sujet très personnel, avec des bases communes, mais surtout une grande connaissance de soi.


La course

Le départ du trail a lieu à 8 heures, dans le village de Claret. Je cours la première cote qui fait environ 5 km sur un chemin de GR large permettant de doubler facilement, puis nous attaquons uns descente plutôt technique. Nous repassons ensuite dans le village de Claret. La première partie du trail est plutôt roulante à part des « murs » sur quelques centaines de mètres ou il est impossible de courir , il n’y a pas de grandes difficultés. Nous passons par des endroits très beaux comme le lac de la Matane ou les sources d’une rivière (j’adore ce spot photo que personne ne connait)☺️.


Nous courons le long d’une crête avec un beau point de vue sur le village de Lauret. Je ne me rappelle pas réellement de tous ces passages dont je vous parle, car en réalité, je n’ai pas vraiment profité des paysages, j’étais concentré. Le rythme était soutenu depuis le départ, pas une seconde de répit. J’arrive ensuite à Valflaunes, un petit demi-tour dans une rue du village, forcement bien casse-pâtes sinon ce n’est pas drôle 🤪. J’aperçois Sebastien, le photographe alors je sors mon plus beau sourire comme promis.

Nous grimpons l’Hortus, une cote assez raide, je marche mais je maintiens ma deuxième place depuis le début donc c’est plutôt bien. Nous sommes au 28 e kilomètres. Une fois au sommet, les choses se compliques un peu, malgré le fait que ce soit magnifique, il s’agit d’une partie technique et rocheuse, avec des descentes en rappel (à la corde). S’en suit un pierrier, vous savez une descente de petites pierres qui glissent comme du sable mouvant. N’étant pas franchement à l’aise dans ce type de portion je vois ma seconde place s’envoler en une fraction de seconde, mais je m’accroche dans le faux plat qui dure jusqu’au ravitaillement suivant (Château de Vidourle). J’ai un avantage considérable : la présence de Simon, ses encouragements, et surtout il change mes flasques (aux points autorisés par le règlement) afin que je ne m’arrête pas sur les ravitaillements.

Voici le détail du parcours.

Les points de passage et les ravitaillements

Je monte le Pic Saint Loup face nord, puis une fois le ravitaillement de Cazevielle passé, il ne reste « que » la montée du Pic Saint Loup face sud (la plus connue et fréquentée). Simon me lance un petit : « Tu bombardes dans la dernière descente ». Je ne lâche rien. J’appréhende la dernière descente, comme beaucoup de participant(e)s, très technique, c’est ici que je me suis fracturée la rotule en novembre 2018. 😰 Je garde une bonne allure et descend le plus vite possible tout en restant prudente et bien éveillée. Enfin, après 3 km de calvaire, je vois la fin des sentiers, puis l’arrivée vers St Mathieu, j’aperçois ma copine Jihanne. Je passe la ligne d’arrivée tellement heureuse et impressionnée par ce chrono. J’ai vraiment tout donné. La pression retombe. Je suis ravie.

Résultat: 5 heures et 47 secondes , 45ème au scratch et 3ème femme.