Ironman 70.3 Vichy đŸŽ

Compte rendu 70.3 Vichy

C’est aprĂšs avoir dĂ©mĂ©nagĂ© et rangĂ© trois vĂ©los dans un dressing que je reviens sur le 70.3 de Vichy, mon premier Half Iron man, le 26 aout. Celui qui aura marquĂ© ma vie. MĂ©morable, c’est le mot pour qualifier ce cadeau de Noel. Il faut le dire, c’est un des plus beaux cadeaux que mes parents aient pu m’offrir, mais cela n’aurait eu aucun sens sans leur prĂ©sence sur l’Ă©preuve, et les efforts qu’ils font pour comprendre Ă  quel point le sport est essentiel Ă  mon quotidien.

Je pense que la plupart d’entre vous ont apprĂ©ciĂ© la prĂ©sentation sous forme de FAQ concernant le CR des 24 heures d’endurance vĂ©lo, j’espĂšre que vous allez aimer Ă  nouveau cette lecture.

C’est quoi un 70.3 ??

C’est un half Ironman, c’est un triathlon longue distance, Ironman est un label qui organise des triathlons dans le monde entier. La distance d’un half ironman est de 70.3 miles ou 112.6 km Ă  parcourir en trois disciplines qui sont les suivantes, dans l’ordre: 1,9 km de natation, 90 km de vĂ©lo et 21 km de course Ă  pied.

Pourquoi as-tu choisi Vichy ?

« Alors, il faut savoir qu’en France, le label Ironman n’est prĂ©sent qu’Ă  Aix-en-Provence, Vichy et l’annĂ©e prochaine un 70.3 aura lieu aussi Ă  Nice. J’ai choisi Vichy, non pas pour passer une journĂ©e de rĂ©cupĂ©ration aux thermes, mais tout simplement car je suis Auvergnate. J’ai grandi et fait mes Ă©tudes dans une petite ville Ă  90 km d’ici, ma famille habite toujours en Auvergne et c’est leur cadeau. Je ne sais pas comment expliquer tout cela, peut ĂȘtre un manque ou un besoin de prouver les choses  » chez moi  » , de courir lĂ  ou deux ans plus tĂŽt je m’entrainais pour prĂ©parer le semi marathon d’ Amsterdam. C’Ă©tait un rĂ©el bonheur.

Comment tu t’es prĂ©parĂ©e? (frĂ©quence d’entraĂźnement, nombre de kilomĂštres )

‘Je me suis entrainĂ©e de façon rĂ©guliĂšre tout au long de l’annĂ©e, puis j’ai accentuĂ© les entrainements Ă  partir du mois de juillet, avec un plan construit et adaptĂ© Ă  mes horaires et jours de travail. Il est disponible ici, en moyenne je nageais 2-3 fois par semaine, courrais 3 fois, et roulais 2 fois; plus particuliĂšrement le matin Ă  cause de la chaleur… C’Ă©tait parfois dur.. »

Ah bon, pourquoi  ?

« Car ce n’est pas facile de gĂ©rer un planning d’entrainement avec une vie personnelle, professionnelle dĂ©ja bien remplie, et puis c’est l’Ă©tĂ© avec les vacances et tout ce qui va avec, moi aussi j’avais envie de profiter de la farniente et du soleil Ă  la plage ..  »

Tu n’Ă©tais pas trop fatiguĂ©e durant cette pĂ©riode d’entrainement ?

« Si, la plupart du temps, souvent je m’endormais Ă  la fin de la sĂ©ance au bord du bassin, ou parfois Ă  vĂ©lo, j’avais envie de rentrer. En repos, je m’entrainais le matin car j’adore le sport au lever de soleil mais c’est clair que le dĂ©but d »aprĂšs midi Ă©tait consacrĂ© Ă  la sieste. Quand je travaillais, c’Ă©tait diffĂ©rent car j’avais pour habitude de programmer mes entrainements entre 12h30 et 15 H 30, ou le soir aprĂšs 19 heures, impossible le matin, commentant les journĂ©es Ă  6 heures..  »

On sait que tu as déjà fait un triathlon de cette distance en Avril, avais tu un objectif particulier pour ce deuxiÚme L? 

« Oui c’est vrai, j’ai dĂ©jĂ  participĂ© au TRIATHLON de CANNES.  Mais ce n’Ă©tait pas un format 70.3, les distances Ă©taient diffĂ©rentes, et la partie vĂ©lo Ă©tait beaucoup plus dur avec 95 km pour 1500 m de dĂ©nivelĂ© positif. Par contre la partie course Ă  pied Ă©tait plus simple seulement 16 km contre 21 km Ă  Vichy. La natation aussi Ă©tait « plus facile », 2 km en mer combinaison autorisĂ©e…

A vrai dire, avant l’Ă©preuve des 24 heures au Circuit Paul Ricard, je voulais boucler ce 70.3 en 5 H 30-45 , puis « l’aprĂšs 24 heures » a Ă©tĂ© difficile, seulement 10 jours pour rĂ©cupĂ©rer, se « rĂ©-entrainer » pour ensuite se reposer avant la course. » J’ai perdu tout ce que j’avais acquis, je n’ai pas su me remettre vite de cet Ă©vĂ©nement…

ArrivĂ©e devant le retrait de dossard, on apprend sans vraiment de surprise que la combinaison de natation est interdite (tempĂ©rature de l’eau supĂ©rieure Ă  24,6 degrĂ©s), c’Ă©tait peine perdue pour moi. »

Ce Week-end lĂ , nous sommes rentrĂ©s en Auvergne, j’ai pu voir mes parents, et cette ambiance familiale m’a donnĂ© envie de profiter, de faire le 70.3 « Ă  la cool » en savourant chaque minute de l’Ă©preuve. SincĂšrement, je n’avais plus gout Ă  l’effort Ă  ce moment lĂ . J’avais juste envie de vivre la course avec ma famille, de prendre un plaisir fou, et rĂ©aliser ce qui me tenait le plus Ă  coeur : faire et finir  le 70.3 de Vichy.  »

« Effectivement, je pense qu’il ne faut pas brĂ»ler les Ă©tapes mais je fonctionne au feeling et au dĂ©fis. Quand je veux quelque chose je vais au bout, enfin je fais tout pour… J’aime m’inscrire sur des courses auxquelles je vais devoir me dĂ©passer. Mais je penses que le 70.3 Ă©tait la SONNETTE D’ALARME d’un mĂ©ga ras-le-bol gĂ©nĂ©ral. Je n’avais plus envie, mon corps et mon esprit voulaient se reposer.

Revenons sur la course. Quel matĂ©riel as-tu utilisĂ© ? (vĂ©lo, trifonction, combinaison…)

« La combinaison de natation Ă©tait interdite, mais j’avais prĂ©vu la Sailfish One  . Ma trifonction est celle que j’ai portĂ© lors du triathlon de Cannes, la Z3rod oSUIT dos nageur , pour les lunettes de natation ce sont des funkita . Je suis Ă©quipĂ©e en LIV pour la partie VĂ©lo, j’ai le modĂšle  LIV Envie Advanced TRI 2 ,j’ai utilisĂ© mes prolongateurs pour avoir une meilleure position, « plus aero » , plus confortable et reposante. J’Ă©tais Ă©quipĂ©e de chaussures de route Liv Moha , j’ai un casque route LIV. Pour la troisiĂšme Ă©preuve , je cours avec des Adidas Ultraboost . Si je devais changer quelque chose dans mon Ă©quipement, je prendrais une tri fonction en deux piĂšces, car c’est agrĂ©able de pouvoir se changer entre les Ă©preuves sur les longues distances..  »

Parles nous un peu plus de l’Ă©preuve, ton ressenti ?

« Wahouuu c’est dur de rĂ©sumer six heures d’Ă©motions en quelques lignes, il faut vivre un 70.3 pour comprendre, Ironman c’est vraiment impressionnant, c’est magique et vibrant. Tout est mis en oeuvre pour que l’ambiance soit folle.. J’ai attendu ce jour presque toute l’annĂ©e, c’Ă©tait ma journĂ©e, notre journĂ©e.  »

Quelle à été ton alimentation avant et pendant la course ?

« Je n’ai pas changĂ© grand chose. La veille au soir nous avons dĂ©posĂ© nos vĂ©los dans le parc et nos affaires dans les sacs de transition Ă  19h.  Je suis rentrĂ©, ma Mamoune avait fait une omelette, c’est juste mon plat prĂ©fĂ©rĂ©. MIAMMM. (#bigsmile). Le lendemain matin Ă  4h30, j’avais la boule au ventre et je n’ai rien mangĂ© Ă  part un morceau  de gĂąteau sport dans la voiture, et un chocolat chaud avant de partir. (Je suis habituĂ©e Ă  boire du lait tous les matins).

Pendant l’Ă©preuve, un point de cotĂ© pendant les vingts premiers kilomĂštres Ă  vĂ©lo m’empĂȘche de manger mais je m’hydrate avec un solutĂ© isotonique. Je mange une demi barre Ă©nergĂ©tique, Ă©coeurĂ©e je me dis « tu verras plus tard ». Pendant la course Ă  pied, je bois Ă  chaque ravitaillement car il fait une chaleur Ă  mourrir. J’essaie de prendre des  » TUC  » pour le cotĂ© salĂ© car je sens que mon corps est faible, ils me collent la langue au palais, j’en ai plein les dents »

Ah oui en effet, as tu rencontrĂ© d’autres difficultĂ©s pendant ton Ă©preuve ?

 » Je ne considĂšre pas l’alimentation comme un point difficile dans cette Ă©preuve. Mais oui, j’ai eu des difficultĂ©s en natation pour m’orienter dans l’eau, face au soleil. Le parc et les airs de transition sont IMMENSES et c’est difficile de s’orienter pour la premiĂšre fois,  » I’M LOST »Â . A Cannes, nous devions nous changer devant nos sacs de transition, alors qu’avec Ironman il faut aller se changer dans une tente, hommes et femmes sĂ©parĂ©s bien sur sinon c’est pas du jeux !!!

Pour la partie vĂ©lo, j’ai eu le malheur de doubler une cycliste sans laisser les 3 mĂštres rĂ©glementaires d’espace entre elle et moi, et puis une arbitre pas sympa qui sans mĂȘme prĂ©venir pose un carton.. Dans l’air de pĂ©nalitĂ© nous Ă©tions au moins une vingtaine Ă  contester.. AVEC ECHEC !!

Puis en course Ă  pied, je dirais que la plus grande difficultĂ© a Ă©tĂ©  la CHALEUR, et le parcours ensoleillĂ©. J’ai mis presque 2 heures Ă  faire le semi marathon, j’ai couru doucement de ravitaillement en ravitaillement. C’est loin de se que j’aurais aimĂ© faire. »

La course Ă  pied c’est mon sport, c’est ce que j’aime.. Mais la course Ă  pied en triathlon c’est different, courbatures, fatigue psychique et musculaire, un parcours pas toujours intĂ©ressant, en boucle la plupart du temps.

Quel est ton plus beau souvenir ?

 » C’est un tout, plutĂŽt un sentiment.. celui d’ĂȘtre chez soi, d’ĂȘtre sur un 70.3 en Auvergne. Un sentiment de satisfaction, j’avais hĂąte de faire ce triathlon, de rouler sur les routes auvergnates, de courir lĂ  ou je m’entrainais avant, de nager dans l’Allier. « (chose INCONCEVABLE pour moi il y a un an ..)

Je me souviendrai de Florence & Simon pour la sélection, de Boris venu trés tÎt le matin, des mes parents évidemment, de Virginie, une copine ambassadrice Liv.