🏃🏼‍♀️ La Saintélyon 2017 ❄️⛄️

Saintélyon, tu m’as encore émue, tout autant que l’an dernier, tu étais blanche et glissante, tu ne nous as pas épargné cette année, il faisait froid chez toi. Ton serpentin, je l’ai vu, toujours aussi beau, je voulais faire une photo digne d’une carte postale encore une fois, mais j’ai manqué de tomber pour la …FOIS (je ne compte plus). Tu nous as montrés cette année à quel point il fallait rester sur ses gardes. En trail, comme dans la vie, rien n’est acquis, on prend confiance, on va un peu plus vite en descente, on se sent bien et puis on glisse, on se relève pour redémarrer, on reprend confiance et on retombe à nouveau. C’est un cercle vicieux. 😃

 


⛄️ Let it snow ❄️

La saintélyon, c’est un trail nocturne, dont le départ est donné à St Etienne à minuit. L’arrivée se fait à Lyon, et entre les deux ??? 72 KILOMETRES A PARCOURIR (rien que ça 😃). Cette course attire chaque année de nouveau adepte du trail, car elle est mythique et magique.

Au total, nous étions 17 000 participants à nous élancer pour cette 64e édition. Depuis quelques années, l’organisation propose 7 FORMULES DE COURSE (afin d’attirer un maximum de monde) : des relais à deux, trois ou quatre, mais également un 44 km, un 22 km ou un 12 km. La formule entrée +plat + dessert reste la plus demandée, c’est le 72 km ( 7 000 concurrents cette année).

➡️ Pour revoir la Saintélyon 2016.


Entrainements et objectifs

Bon, difficile pour moi de parler entraînement encore une fois. Je m’écoute, je ne fractionne pas, ou peu, je prends plaisir à courir dans des endroits cools comme le Pic Saint Loup.

J’ai participé au Trail de Pichauris trois semaines avant, c’était un bon entraînement. Un trail accidenté de 30 km pour 1700 D+. Je m’entraine en CAP trois fois par semaine avec au moins une sortie vélo et deux entraînements natation.

Je n’ai pas d’objectif, à part celui de finir. C’est un gros défi pour moi, je n’ai jamais couru aussi longtemps et surtout autant de kilomètres mais je ne suis pas inquiète, car je n’ai rien à perdre..


Déroulement des faits

Préambule

 

 

Je participe à nouveau cette année, avec une amie, Florence, c’est sa première Saintélyon. Nous nous sommes inscrites après avoir fini le Half IM de Vichy.

Florence, c’est une habituée des trails, longues et courtes distances, enfin, je dirais plutôt que c’est une grande passionnée de sport, toujours dans le dépassement (elle doit avoir ça dans le sang), elle aime les triathlons, les swimruns, son petit chat et les gens avec qui elle participe à ce genre de truc fou fou évidemment.

 

Le départ

Cette année, pas de navette à gogo, nous sommes venus en voiture à deux équipes. Florence prendra le START avec 28 kilomètres et 900 D + jusqu’à St Catherine, quant à moi, je prendrais le relais de St Catherine jusqu’à la FINISH LINE , 45 kilomètres et 1000 d+ / 1500 d-. Les garçons, eux, ont fait une équipe relais 4.

Nous nous retrouvons à St Etienne pour le départ, j’ai pu dormir dans la voiture  jusqu’à 22 heure et franchement, ce n’ est pas du luxe vu ce qui m’attends la nuit. Un petit tour dans le gymnase où campent pas moins de 6000 personnes. Ça sent le renard, vive les trails.. Cette année, la Saintélyon s’est modernisée en devenant plus respectueuse de l’environnement, il fallait avoir son eco-cup, d’ailleurs, je n’ai pas ce genre de tasse si vous manquez d’idée à Noel).

J’accompagne Florence sur la ligne de départ, elle passe par-dessus la barrière pour rejoindre 7000 personnes, 6 vagues de départ avec pas moins de 1000 personnes. L’ambiance est folle, la température monte. J’ai hâte pour elle, j’espère qu’elle va en profiter.  Wahouuu , enfin, on y est .Il fait froid, mais il y a une bonne ambiance, on se croirait en boite de nuit 🌙 , manque juste la robe de soirée.

L’an dernier, j’avais effectué la première partie du relais. Les conditions météo était totalement différentes : pas de pluie et le parcours était sec. Cette année rien à voir : températures négatives, neige et verglas sont au rendez-vous ☃️ . J’appréhende beaucoup de tomber par inadvertance et fatigue 😴. Je ne sais pas si je dois courir avec des yaktraks.. Puis je vois les garçons qui partent sur leurs relais avec des chaussures de route, et la plupart des coureurs n’ont pas de chaînes, simplement des chaussures de trail.

Je suis indécise 🤔, puis finalement, j’ai eu environ 2 minutes pour attraper mon sac dans le coffre de la voiture (interdiction de stationner ou nous étions) = pas le temps de réfléchir alors j’attrape le nécessaire. On court deux kilomètres pour arriver à Saint Catherine.


Notre relai

J’attends à Saint Catherine dans une immense tente chauffée et installée par l’organisation pour les participants. Je sors le bout du nez pour voir arriver Florence, mais il fait super froid dehors, je ne tiens pas plus de 5 minutes sans bouger à l’extérieur et j’ai peur d’avoir froid avant ma course. Le suivi Live de la Saintélyon me permet de savoir approximativement son heure d’arrivée.

Finalement, c’est raté 😁, Florence m’a cherché, « Charlotte » , « Charlotte » pendant cinq minutes.

Elle me passe la puce, apparement, c’est glissant et neigeux, mais nous ne sommes pas venues ici pour trier les lentilles, et j’ai hâte de courir, je ne tiens plus en place. 🏃🏼‍♀️

Ma course

Les dix premiers kilomètres sont grimpants. Je prends mon mal en patience et j’avance. Je repense à Glen, au Marathon de Barcelone « tu cours et tout ce qui est fait n’est plus à faire «  , mais je me dis aussi  » qui part comme un con, arrive comme un con ». Allez, on arrête de réfléchir.

Et puis, c’est parti pour dix kilomètres de descente avec quelques relances. Normalement, on crie victoire dans ce genre de situation, mais clairement la Saintélyon s’est transformée en Trail Luge. Je suis tombée au moins une quinzaine de fois. J’ai couru sur les bordures des chemins, j’ai cherché de la neige fraîche pour accrocher le plus possible, je me suis retenue de tomber grâce aux branches … Finalement, c’est le coté piquant, le truc qui fait que ce trail devient particulier et amusant.

Ensuite, le deuxième ravitaillement annoncé au bout de 22 kilomètres, il aura fallu presque 24 kilomètres pour l’atteindre. Comme précédemment, et comme pour les ravitaillements suivants, je mange en marchant, une madeleine et deux carrés de chocolat, je bois. J’ai prévu mon camelback avec une boisson isotonique :  ISOSTAR gôut Coca-Cola. C’est juste une tuerie !!!!

Puis les heures défilent. Le parcours est plutôt roulant, sans neige ni verglas. Les kilomètres passent, et je ressens une douleur au niveau du genou droit. L’an dernier, nous avions terminé quatrième alors cette année, j’ai espoir de faire mieux. Je donnerai tout pour notre équipe.

Les cinq derniers kilomètres s’avèrent compliqués. Je regarde ceux autour de moi, j’ai du mal à respirer depuis déjà une heure, j’ai une sensation d’étouffement et envie de vomir. Je rigole en disant qu’il ne s’agit pas d’une Saintélyon, mais d’un kilomètre vertical.  Bref, les derniers escaliers, puis le dernier pont : c’est l’arrivée 👏🏻🎊🎉

Et puis c’est une agréable surprise d’apprendre que nous terminons: Première féminine en relais.

Nous ne pensions pas avoir cette place, finalement, c’est mieux que ce à quoi nous pensions 😁. Je suis trés heureuse. Je suis fière d’avoir participé à cette course avec Flo, d’avoir dépassé mes limites. Une victoire à la Saintélyon, c’est magique 😀, j’ai des étoiles pleins les yeux malgré la fatigue. La remise des prix se déroule à 11 heures 30, nous débrifons sur notre course le temps d’un chocolat chaud. Nous avons tous passé un bon moment, malgré les difficultés, certains ont aimé, d’autres moins, la partie n’est que remise ☺️